Mercredi 8 juin 2005
Campus de l'Université, Dijon.
Anne Laplantine (ou ses alter ego la Mata Hari austro-nippone Michiko Kusaki, ou l'énigmatique Angelika Koehlermann) enregistre comme elle respire des dizaines de miniatures electropop qui sont comme autant d'instantanés intimistes de sa vie et de son entourage. Si son quotidien influe sur sa musique, sa musique s'est aussi, profondément ancrée dans notre intimité. Insufflant des
sentiments forts dans une forme faussement anodine (la ritournelle électronique), elle transforme ses compositions en chevaux de Troie qu'on accueille dans nos vies sans trop se méfier, qui s'y greffent très fermement puis éclosent sans crier gare et nous bouleversent très profondément de l'intérieur.